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Une chambre en Inde

Du 27 novembre au 31 décembre 2019
Reprise exceptionnelle 15 dernières représentations

En alternance avec Notre Petit Mahabharata

Une création collective du Théâtre du Soleil, dirigée par Ariane Mnouchkine, musique de Jean-Jacques Lemêtre ; en harmonie avec Hélène Cixous, avec la participation exceptionnelle de Kalaimamani Purisai Kannappa Sambandan Thambiran.

Le spectacle à été créé le 5 novembre 2016 à la Cartoucherie.
En tournée : New York (5-20 decembre 2017 Park Avenue Armory), Montpellier (30 mai -10 juin 2017 Printemps des comédiens), Lausanne (24 octobre -11 novembre 2018 Théâtre Kléber-Méleau)

Infos

Représentations

Une chambre en Inde et Notre Petit Mahabharata seront joués en alternance
du mercredi au vendredi à 19h30
le samedi à 15h
le dimanche à 13h30
Représentations supplémentaires lundi 30 et mardi 31 décembre à 19h30
Une chambre en Inde
du 27 novembre au 8 décembre
puis du 18 au 22 décembre
Notre Petit Mahabharata
du 13 au 15 décembre
puis du 27 au 31 décembre

Durée du spectacle

3h30 + entracte de 15 minutes

Prix des places

40 € (Individuels) 
30 € (Collectivités, demandeurs d’emploi )
20 € (Étudiants - de 26 ans et scolaires)

Billets mécènes

pour ceux qui peuvent soutenir le Théâtre du Soleil : 150 € / 100 € / 50 €

Location

dès maintenant et jusqu'au 31 juillet puis de nouveau à partir du lundi 2 septembre
individuels : 01 43 74 24 08,
collectivités, groupes d’amis : 01 43 74 88 50

Des documents à voir ou à écouter

Extraits du spectacle

© Michèle Laurent

© Michèle Laurent

© Michèle Laurent

© Michèle Laurent

© Michèle Laurent

© Michèle Laurent

© Michèle Laurent

© Michèle Laurent

© Michèle Laurent

© Michèle Laurent

© Michel Laurent

© Michel Laurent

© Michèle Laurent

© Michèle Laurent

© Michèle Laurent

© Michèle Laurent

© Michèle Laurent

© Michèle Laurent

Extraits "Une chambre en Inde"

Ariane Mnouchkine en Inde

 © Michèle Laurent

© Michèle Laurent

© Michèle Laurent

© Michèle Laurent

© Michèle Laurent

© Michèle Laurent

© Michèle laurent

© Michèle laurent

Extrait du Journal de Cornelia

Nous étions comme des réfugiés de l’Histoire. Autour de notre chambre les Temps étaient déchaînés. Nous nous demandions ce qui nous arrivait, nous les gens les plus divers, mais unis par le même souci, nous nous demandions comment nommer Ça, ce chaos. (L’air était bouillant.) À travers les portes-fenêtres on entendait les bruits de l’Inde, cette manif perpétuelle. Il ne dort donc jamais, ce continent ? 
Nous voulions la Vie, comprendre ses Violences folles.
Nous avions l’impression que le monde entier se bousculait pour défiler dans notre chambre. Les peuples appelaient. C’était vraiment bouleversant. Ils criaient : Au secours ! Ou : Plus jamais ! Et dans combien de langues ? Toutes ! Nous cherchions à répondre, Nous, les membres de la Troupe. Les temps allaient si vite.
Nous sautions comme des puces d’une Ville à l’autre. Au moment de rire on pleurait, et inversement. Il y avait autant de dangers que d’espoirs, ou presque.
On ne savait pas comment ça allait finir.
Certains d’entre nous se tourmentaient de ne pas savoir comment commencer. 

Après tout nous avions une mission : créer un spectacle.
Que dis-je ? LE SPECTACLE. Dès demain en signer la promesse.
C’est comme si on nous avait dit : « Bouclez l’Orient et l’Occident forcenés dans une coquille de noix. Résumez les pestes et les paix en une potion parfumée. »?
– Oui, oui, on va essayer, nous hâtions-nous.
Et à l’instant, on voyait s’élever contre nous une armée d’angoisses et d’impuissances. Autant nous demander de faire rentrer l’arche de Noé, le déluge et la traversée du désert, la Révolution française et les autres, et toutes les guerres de religion, la renaissance d’Ulysse, le massacre des sorcières, l’enterrement des Pandava, etc., etc. dans un seul pousse-pousse. Comment ne pas trembler ? Nous redoutions le ridicule. Nous poursuivions le rire avec acharnement. Heureusement ou par malheur cette nuit-là durait des siècles. Vers minuit un colonel m’apporta les dernières nouvelles. J’ouvre le journal. Je criai : Non !

Hélène Cixous, mai 2016

Ariane Mnouchkine : "Le théâtre doit éclairer le monde."

La Matinale à la Cartoucherie (France Culture, 27.12. 2016)

Ariane Mnouchkine nous parle du Théâtre du Soleil et de sa dernière création collective, Une chambre en Inde. Une pièce qui porte sur scène nos cauchemars, notre sidération, tout en riant de nous-mêmes et du monde.

La Matinale (1/2) 

La Matinale (2/2)

 

HÉLÈNE CIXOUS, "UNE CHAMBRE EN INDE" / LA PLACE DE L’AUTEURE

Pour des élèves qui découvrent le Théâtre du Soleil, Hélène Cixous est, comme le dit parfois la presse, « l’auteure attitrée de la troupe du théâtre du Soleil ». Qu’est-ce que cela veut-il dire au fil du temps, puisque certaines pièces (Sihanouk, L’Indiade, Tambours sur la digue…) sont directement signées Hélène Cixous, une autre, Et Soudain des nuits d’éveil, est sous titrée « en harmonie » avec Hélène Cixous, Les Naufragés du Fol Espoir est dite « mi-écrite » avec Hélène Cixous… Ces variations semblent recouvrir la permanence d’un compagnonnage fidèle et confiant, et en même temps une position - particulière et évolutive - de la place de l’auteure et de l’écriture au sein de la troupe du Théâtre du Soleil.

 

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