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Les Atrides
Iphigénie

1990

D'Euripide.

Traduction de Jean Bollack.

Mise en scène d'Ariane Mnouchkine, musique de Jean-Jacques Lemêtre, décor de Guy-Claude François avec les sculptures d’Erhard Stiefel, costumes de Nathalie Thomas et Marie-Hélène Bouvet.

Création de IPHIGENIE A AULIS  le 16 Novembre 1990 à la Cartoucherie.

Tournée : Amsterdam (Holland Festival), Essen (Theater der Welt), Sicile (Orestiadi di Gibellina), Berlin (Berliner Festspiele), Lyon (T.N.P), Toulouse (Le Sorano), Montpellier (Le Printemps des Comédiens), Bradford (European Art Festival), Montréal (Festival des Amériques), New York (B.A.M.), Vienne (Wiener FestWochen).

286 700 spectateurs.





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© Michèle Laurent

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L'histoire d'Iphigénie à Aulis

La pièce commence par un remord d'Agamemnon : il avait demandé à sa femme Clytemnestre de conduire leur fille Iphigénie au camp de l'armée grecque à Aulis pour la marier à Achille. En fait, il voulait disposer d'elle pour l'offrir en sacrifice à Artémis. Il réveille un esclave, le chargeant d'une lettre pour son épouse, où il lui demande de rebrousser chemin. Un chœur de femmes de Chalcis (le port en face d'Aulis) entre en scène et chante son admiration des guerriers grecs. Ménélas, entre temps, a intercepté 

 

la lettre, et demande des comptes à Agamemnon. Clytemnestre et Iphigénie sont annoncées. Ménélas déclare alors à son frère qu'il renonce au sacrifice et à la guerre pour Hélène, Agamemnon, par peur de l'armée et d'Ulysse, a, à nouveau, changé d'avis, et se résigne au sacrifice. Clytemnestre et sa fille entrent en scène, finissent par apprendre le but réel de leur voyage, demandent l'aide d'Achille, qui promet de les défendre. Agamemnon avoue, Achille maintient qu'il sauvera Iphigénie. La guerre civile menace le camp grec. Iphigénie surprend tout le monde en acceptant d'être sacrifiée au nom de la Grèce. Achille admire l'héroïsme de la jeune fille, et promet d'intervenir si elle le demande. Un messager raconte le sacrifice, et apprend qu'Artémis a, au dernier moment, remplacé la jeune fille par une biche. Clytemnestre doute que sa fille ait pu être capturée par une divinité. Agamemnon s'embarque pour Troie et fait ses adieux à sa femme en lui adressant des vœux de bonheur.

Pierre Judet de la Combe

Texte écrit pour ce site en novembre 2003

La communion des douleurs

© Martine Franck / Magnum Photos

Ils craignent, ils souffrent, ils frappent, ils sont frappés, ils tombent sous les coups des êtres les plus proches, Iphigénie, Agamemnon, Clytemnestra, ils souffrent chacun à sa place dans la scène de famille, chacun et chacune en son nom et au nom du parent, Iphigénie en tant qu'elle est la fille, d'une part, d'Agamemnon, de l'autre de Clytemnestra, elle souffre au moins trois fois, pour elle pour lui pour elle, chacun souffre, tue, est tué, chacun, chacune est dans l'atroce filet que tissent les liens de la famille Atride,ce n'est pas seulement Agamemnon qui est dans le filet, toute la famille est dans le filet, la famille tisse le filet, la famille est le filet, chacun tire et tue un autre par le nom, par les liens que le destin mauvais empoisonne, (.../...)

Hélène Cixous

(Extrait) Les Atrides I : Iphigénie à Aulis et Agamemnon, Théâtre du Soleil, 1992.

 Lire le texte en entier ci-dessous.

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