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Une femme chaste

Théâtre Liyuan

du 26 juin au 05 juillet 2015

Mise en scène Lu Ang et Zeng Jingping
Avec Zeng Jingping

Livret Wang Renjie
Musique Li Wenzhang et Wu Qiren

Spectacle en chinois, surtitré en français
Joué en alternance avec
La grande mélancolie

Dans le cadre du festival Le Standard idéal de la MC93

Des documents à voir ou à écouter

À propos

Une jeune et belle veuve vit dans une vaste demeure avec son fils, âgé d’une dizaine d’années et son précepteur. Dans ce huis clos, la jeune femme sent monter en elle un désir violent pour l’étudiant qui lui annonce un soir qu’il va devoir partir pour la capitale afin de passer ses examens.
La jeune femme ne pouvant réprimer ce désir fou, frappe, la nuit venue, à la porte du jeune homme : « Je voulais vous remettre une somme d’argent pour vos besoins lors de ce long voyage ». Le précepteur accepte de la faire entrer dans la pièce, en opposition totale avec les convenances. L’atmosphère entre les deux est vite irrespirable. Il ne sait que faire pour répondre à l’appel violent du désir, mais – morale confucianiste oblige – décide de ne pas succomber à la tentation, la chasse de sa chambre (mais garde l’argent) et… claque la porte sur la main de la jeune femme.

 

 

Anéantie, humiliée, mortifiée, elle décide pour se punir de s’automutiler en sectionnant trois doigts de la main blessée de façon que « la faute » reste à jamais gravée dans son corps. Dix ans plus tard, le précepteur est devenu un mandarin puissant à la cour de l’empereur et le fils de la jeune veuve, resté son élève, va accéder au mandarinat… Le drame va se poursuivre et le sort des femmes n’en sera pas grandi.
Wang Renjié, qui avait déjà signé le livret de « la Veuve et le Lettré », a fabriqué avec « Une femme chaste » une redoutable machine de théâtre poussant chaque personnage dans des positions intenables où chacun est victime de l’autre. On dit souvent de ce nouveau livret qu’il est la « version tragique » de « la Veuve et le Lettré ». Un regard cru et dramatique sur le sort des femmes à travers la morale confucianiste et la répression du désir. Comme dans « la Veuve et le Lettré », le premier rôle est tenu par Madame Zeng Jingping.