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Les Naufragés du Fol Espoir

(Aurores)

2010

Une création collective mi-écrite par Hélène Cixous, sur une proposition d'Ariane Mnouchkine, librement inspirée d'un mystérieux roman posthume de Jules Verne. Musique de Jean-Jacques Lemêtre.

Création à la Cartoucherie le 3 février 2010.
306e et dernière représentation à Taipei, le 16 décembre 2012.

165 000 spectateurs.

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© Martine Franck / Magnum Photos
© Charles-Henri Bradier
© Martine Franck / Magnum Photos
© Charles-Henri Bradier
© Michèle Laurent
© Michèle Laurent
© Michèle Laurent
© Michèle Laurent
© Michèle Laurent
© Michèle Laurent
© Michèle Laurent
© Michèle Laurent
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Tournée

2011 :
à Lyon, Théâtre des Célestins ;
à Nantes, Grand T ; 
à Athènes, Athens & Epidaurus Festival ;
à São Paulo, SESC Belenzinho ;
à Rio de Janeiro, HSBC Arena ;
à Porto Alegre, Festival Porto Alegre em Cena ;

2012 :
à Santiago du Chli, Festival Teatro a Mil ; 
à Vienne (Autriche), Wiener Festwochen ; 
à Edinburgh, Edinburgh International Festival ; 
à Taipei, Centre Culturel Chiang Kai-shek.

Retrouvez le détail de ces dates dans la carte autour du monde

Une sensation de Phare

« Un coefficient d’incalculable grandeur » voilà ce que sent Proust dans la netteté du petit bourdonnement de guêpe dans le ciel de l’été 1913, et ce n’était ni un moucheron, ni un oiseau, mais « un aéroplane monté par des hommes, et veillant sur nous. »

Ce moucheron-aéroplane-cheval céleste, cette infime monture sonore qui nous donne toute la hauteur du ciel d’été amical et vertigineux c’est notre spectacle. Il est comparable à ces minuscules fleurs de papier japonais, petits morceaux de vie indistincts qui, à peine sont-ils plongés dans un bol de théâtre rempli d’eau, s’étirent, se contournent, se colorent, deviennent des maisons, des bonshommes, des arbres, des navigateurs, des hommes d’état, des cantatrices, des bagnards, des personnages enfin quoi ! et toute l’Europe et ses environs, les océans et les Amériques.

 

Cet indice de grandeur incalculable on l’aura eu aussi en ouvrant un jour de l’an 2008 un petit roman de Jules Verne, qui avait survécu cent ans à son auteur et se retrouvait un peu perdu à l’étal d’un bouquiniste dans un marché de Paris. À peine avait-on trempé un regard dans son infusion de mots que sur la ruine de papier on voit monter vers le ciel un fourmillement monumental.

Nous voilà en été de l’an 1895, c’est peut-être tout de suite après en 1904.

Quels bonheurs ces jours-ci ! Nous sommes aux commencements merveilleux du plus enthousiasmant des siècles, le vingtième, ce temps électrique, qui arrive en accélérant de toutes ses vitesses.

Hélène Cixous

(Extrait du programme du spectcale)

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